Ontario

Marais de Herb Kebbel près de Sparta, Ontario/David McLachlan

Marais de Herb Kebbel près de Sparta, Ontario/
David McLachlan

Objectif
Le Plan conjoint des habitats de l’Est de l’Ontario (PCHE-ON) du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) est un partenariat fondé sur la collaboration de partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux coordonné conjointement par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario et le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada de la région de l’Ontario. Le PCHE-ON est essentiellement axé sur la conservation de l’habitat des oiseaux migrateurs, tout particulièrement les milieux humides et habitats associés. Les partenaires du PCHE-ON sont subventionnés par de nombreuses sources, y compris l’United States Fish and Wildlife Service, Environnement et Changement climatique Canada et Habitat faunique Canada.

Buts

Bien que la sauvagine et ses habitats demeurent une priorité important pour le PCHE-ON, on prévoit également de consacrer des efforts à protéger l’habitat des oiseaux de rivage, des oiseaux aquatiques et des oiseaux terrestres détérminé en vertu de l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord (ICOAN). Des mesures de conservation particulières visant l’habitat de tous les oiseaux seront mises en œuvre lorsque les stratégies pour les régions de conservation des oiseaux seront terminées et que des ressources deviendront disponibles.

  • Protéger et restaurer l’intégrité écologique et la fonction biologique des habitats de grande qualité afin de maintenir et/ou d’augmenter les populations de sauvagine indigènes et d’autres oiseaux
  • Promouvoir des utilisations des paysages écologiquement saines et durables qui répondent aux besoins des oiseaux, d’autres espèces sauvages et des personnes
  • Promouvoir et renforcer les liens entre les autres plans conjoints des habitats et des espèces, les organismes gouvernementaux, les organisations non gouvernementales, l’industrie, les propriétaires fonciers et les individus au profit de la conservation de l’habitat

Investissement

Depuis 1989, plus de 158 millions de dollars ont été investis dans le PCHE-ON afin de conserver et d’augmenter la productivité d’un grand nombre de milieux humides prioritaires du PNAGS. Le United States Fish and Wildlife Service et de nombreux gouvernements des États aux États-Unis faisant partie de la voie migratoire de l’Atlantique et du Mississippi, ainsi que de nombreuses organisations, associations, entreprises et personnes qui sont propriétaires fonciers, ont effectué d’importantes contributions en espèces ou en nature à l’appui des objectifs du PCHE-ON.

Protection et restauration de l’habitat

Depuis 1989, les partenaires ont mis en œuvre des activités de préservation de l’habitat qui ont entraîné la protection de plus de 400 000 hectares de milieux humides et d’habitats associés en Ontario. Au cours de cette même période, plus de 190 000 hectares de milieux humides dégradées ont été améliorés et restaurés dans l’ensemble de la province.

Politique de conservation des milieux humides

En Ontario, le principal instrument de protection des milieux humides est la Déclaration de principes provinciale de 2014, autorisée en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire. La Déclaration interdit l’aménagement et la modification d’emplacements sur des milieux humides d’importance selon l’endroit où ils se trouvent dans la province. Des mises à jour apportées à la Déclaration en 2014 ont permis de mieux prendre en compte les milieux humides sur les berges des Grands Lacs au cours des processus d’aménagement du territoire. Les milieux humides sont également protégées par la réglementation édictée par des sociétés d’aménagement qui peuvent interdire certaines activités susceptibles d’altérer l’environnement de milieux humides ou exiger des permis pour les mener. Les milieux humides sont sécurisées en vertu de mesures législatives et de plans régissant le zonage à l’échelle des paysages (p. ex., l’escarpement du Niagara et la moraine d’Oak Ridges). Les milieux humides d’importance sont également prises en compte et protégées aux termes de dispositions législatives qui encadrent certaines activités de valorisation des ressources naturelles, tels l’aménagement des sources d’énergie renouvelable et l’exploitation forestière.

Exemples de projet

Baie Matchedash

La baie Matchedash est située à l’extrémité sud‑est de la baie Georgienne, en Ontario. Dans les années 1980, elle avait de nombreuses zones de marais dominés par la quenouille, et elle contenait des secteurs d’eau profonde et d’inondation saisonnière. La baie Matchedash était un important site de halte migratoire pour la sauvagine, les oiseaux de rivage et d’autres oiseaux terrestres qui l’utilisaient comme corridor de migration. La zone a également fourni un habitat pour une grande variété de poissons, d’amphibiens et de reptiles et pour plus de 500 espèces de plantes vasculaires. Une bonne partie de la baie Matchedash a été désignée par la province milieu humide important ou zone d’intérêt naturel et scientifique. De plus, la baie Matchedash est désormais une zone importante pour la conservation des oiseaux. Malgré son importance évidente pour la biodiversité, la baie Matchedash était considérée aux fins d’aménagement – des marinas, des maisons et d’autres activités non compatibles avec la conservation des milieux humides étaient prévues.

Baie Matchedash , Ontario/©Canards Illimités Canada

En 1988, le PCHE-ON a accordé la priorité à la baie Matchedash en matière de conservation, de restauration et de gestion des habitats en tant que projet vedette du PNAGS. L’objectif était de protéger les milieux humides existants et les caractéristiques du patrimoine naturel de la zone, ainsi que les renforcer au moyen d’une restauration stratégique et d’une gestion à long terme pour la sauvagine, les poissons et les autres espèces sauvages tout en fournissant des avantages en matière de conservation du sol et de l’eau pour les propriétaires fonciers.

Buts:

  • protéger et gérer plus de 1 700 hectares d’habitat faunique
  • restaurer et aménager 1 427 hectares d’habitat pour la sauvagine et d’autres espèces qui dépendent des milieux humides
  • accroître la production de la sauvagine grâce au maintien et à l’amélioration de 442 hectares d’habitat de rassemblement de la sauvagine
Sacrelle d’hiver/©Canards Illimités Canada

Sacrelle d’hiver/©Canards Illimités Canada

Aujourd’hui, l’association de conservation Marl Lake Tiny Matchedash (créée en 1996) et ses organismes partenaires, Canards Illimités Canada et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, mettent en œuvre un programme annuel d’inventaire et de surveillance biologiques, de gestion trois réserves provinciales d’espèces sauvages, de chasse controlée activités de plein air et de programmes d’éducation. La baie Matchedash abrite désormais quelques-unes des meilleures activités suivantes en Ontario : l’observation d’oiseaux, la photographie, la botanique, la chasse, la pêche, le piégeage, le canotage et la navigation de plaisance.

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Baie des Atocas, Ontario/©Canards Illimités Canada

Baie des Atocas

Le projet de la baie des Atocas, située à l’est d’Ottawa, en Ontario, illustre le cas d’une parcelle de la région des fondrières des Prairies de l’est de l’Ontario. Le projet incluait la restauration de quelques 250 milieux humides sur une superficie de 800 hectares et la gestion habitats associés aux fins d’accroissement de la biodiversité. La propriété, qui sert de site de démonstration, est maintenant utilisée par les partenaires du PCHE-ON pour montrer aux producteurs agricoles locaux comment l’agriculture et la conservation de la faune se complètent. La baie des Atocas offre maintenant un habitat sain à plusieurs espèces en péril comme le goglu des prés, les sturnelles et le hibou des marais.

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Cérémonie de dévoilement de la plaque de la
baie des Atocas, 2004/
Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario

Pour de plus amples renseignements au sujet du PCHE-ON, consultez le plan quinquennal de mise en oeuvre du PCHE-ON 2006-2010 et le rapport d’étape du PCHE-ON 2005-2006

Personnes‑ressources

Melissa Rose

Coordonnatrice du PCHE-ON
Section des politiques liées à la biodiversité, Direction générale de la biodiversité
Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario
melissa.rose@ontario.ca

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