Conservation de la sauvagine

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Observatrice de canards noir/Daniel Bordage

Des millions d’individus de la sauvagine dépendent des activités de PCHE pour leur reproduction, leurs aires de repos et l’hivernage. De tels contingents font en sorte que ces activités deviennent importantes à l’échelle du continent. La priorisation des espèces est établie en fonction de facteurs comme : l’intérêt du point de vue de la conservation à l’échelle continentale, l’importance de chacune de régions dans le cycle vital d’une espèce de même que dans sa répartition continentale, les tendances propres aux populations ainsi que les menaces qui pèsent sur elles.

Le canard noir sont une espèce vitale pour le PCHE – 95 % de la population continentale se reproduit dans les régions visées par ce Plan. Le PCHE soutient également 80 % de la population reproductrice continentale d’eiders à duvet (sous-espèce d’Amérique). De plus, il existe des espèces prioritaires d’importance provinciale, dont la sarcelle à ailes bleues, le canard branchu, le garrot à œil d’or et le harle couronné. Toutes les populations de macreuses à bec jaune passent elles aussi par la baie des Chaleurs au Nouveau‑Brunswick, et, de même, presque toute la population continentale de grandes oies des neiges traverse le Québec. Au cours de la dernière décennie, l’étendue d’eau libre en période hivernale s’est accrue le long de la côte de l’Atlantique et des rives des Grands Lacs, ce qui s’est traduit par l’accroissement du nombre d’individus de sauvagine en hivernage.

Cliquez ici pour agrandir l’image.EHJV---Table---especes-prioritaires

Chasse

Les chasseurs de sauvagine sont des acteurs majeurs au sein du PCHE. En 2012, 1 % de la population canadienne qui a participé dans la chasse de sauvagine ont contribué des ressources importantes en argent et en nature pour la conservation et la restauration de l’habitat faunique par l’entremise de l’achat de permis de chasse. L’Enquête canadienne sur la nature de 2012 estimes la contribution des chasseurs de sauvagine, 18 ans et plus, à l’économie canadienne se chiffre à 327 million de dollars dans les 12 mois antérieur. Ils contribuent aussi de façon significative à l’économie locale, régionale et nationale.

La migration d’automne de la sauvagine est une occasion récréative importante pour les chasseurs de l’espèce au Canada. Les prises annuelles moyennes de sauvagine dans l’est du Canada entre 1999 et 2006 étaient de 2,21 millions d’oiseaux. Pendant cette période, les prises dans l’est du Canada représentaient 55 % des prises de canards et 36 % des prises d’oies au Canada.

Toutefois, à l’échelle continentale, les chasseurs de sauvagine de l’est du Canada n’étaient responsables que de 5,8 % des prises continentales et de 29,7 % des prises dans la voie migratoire de l’Atlantique (comprend les provinces de l’est du Canada et les États de l’est des États-Unis, du Maine jusqu’à la Floride). On constate ainsi que, tandis que le territoire couvert par le PCHE produit une proportion importante de sauvagine pour la voie migratoire de l’Atlantique, les chasseurs de l’est du Canada sont responsables de moins du  tiers des prises.

EHJV Table 3Cliquez ici pour agrandir l’image.

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